Je ne sais pas si tu te souviens (enfin je sais que oui, c’est seulement pour introduire le propos), nous avions lu « Tous les hommes sont mortels » de Simone de Beauvoir et en avons discuté longuement, parfois même une nuit sur un balcon à 3h de matin. Je souhaite en reparler, si tu permets, pour le mettre en perspective avec d’autres discussions, et d’autres lectures.

L’immortalité, c’est le sujet de ce roman, paru en 1946, est abordée de manière réaliste, rien à voir avec Christophe Lambert. Une épopée incroyable et documentée à travers l’histoire, une réflexion politique à travers l’histoire d’un homme. Nous sommes bien loin d’Highlander, donc.

Tu te souviens, on s’était dit que la fin était bizarre et en même temps y a-t-il une fin à l’immortalité, je te pose la question. Nous avions eu l’impression que Simone ne savait pas très bien comment finir son bouquin. « Saperlipopette, je suis bloquée, me v’là bien, ça valait bien le coup d’écrire un roman si cool pour en arriver là ».

D’ailleurs, nous avions remarqué que la mode était revenue, des fins de roman un peu foireuses, en terminant «  La vie très privée de Mr Sim » de Jonathan Coe. Nous avions d’ailleurs décidé sans se concerter que finalement la fin avait lieu quelques pages avant la vraie fin, tellement cette fin-là était ratée. Je ne raconte rien, mais celles et ceux qui ont lu Simone et Jonathan comprendront et celles et eux qui vont les lire suite à ce fabuleux article comprendront après. Enfin, je me comprends. Mais vous serez tous d’accord pour dire que vous aussi vous aviez du mal à écrire les conclu de vos rédac à l’école.

De surcroit,  cet été j’ai lu Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de  Jonas Jonasson qu’on m’a offert en juin. Et j’ai pensé que le filon des romans sur un homme qui vit longtemps (nous ne sommes pas loin de l’immortalité) et dont la vie permet de raconter l’Histoire avec une grande hache n’était pas tari. Sauf que là, en plus c’est quand même assez drôle.

La bonne idée serait donc de lire ces trois romans l’un à la suite de l’autre, celui de Jonathan n’est pas branché sur l’Histoire ni sur la longévité, mais c’est un road-book (comme un road movie mais en book) comme les deux autres finalement.

Tous les hommes sont mortels, de Simone de Beauvoir

La Vie très privée de Mr Sim de Jonathan Coe, Josée Kamoun (Traduction)

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, de Jonas Jonasson, Caroline Berg (Traduction)